Halte aux Marées Vertes : communiqué de presse : shadok, sisyphe et ubu tout a la fois

 


Communiqué de presse
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Lutte contre les algues vertes : Shadok, Sisyphe et Ubu tout à la fois.
La Bretagne importe même 16 000 tonnes d’algues vertes !


Ces derniers jours, nous avons assisté à un développement exceptionnellement précoce des algues vertes en baie de Saint-Brieuc (ramassage commencé le 13 avril – du jamais vu – au lieu du 7 mai en 2021) pendant que Préfet de région et élus venait le 12 mai fouler l’herbe d’une exploitation laitière à Hénon, avec le même discours rassurant que d’habitude, et que le patron de l’entreprise Efinor se frottait les mains d’avoir remporté le marché pour la construction à Paimpol d’une barge de collecte en mer des algues.

Sur le volet curatif, concernant le ramassage en mer d’algues vertes, comme nous l’avions exprimé dans notre communiqué du 7 avril, c’est un très bel exemple de mirage technologique (voir ce CP en PJ)
Ajoutons que 12 820 tonnes d’algues1 ont été ramassées en 2021 dans la baie de Saint-Brieuc.
Or, selon le
CEVA, les algues ramassées ne représentent que « 2 à 3 % » des algues produites, soit quelque 500 000 tonnes d’algues.
Ainsi, on mesure que ponctionner en mer dans un tel stock 30 tonnes par jour, en baie de
St-Brieuc ou La Fresnaye, paraît terriblement dérisoire.

Faut-il baptiser cette barge de pompage le « shadok » ou le sisyphe » ?

Halte aux marées vertes propose d’offrir la bouteille de champagne du
baptême si ce bateau amphibie reçoit ainsi un nom correspondant à sa nature !

Cerise sur le gâteau, nous apprenons que la Bretagne, malade des algues vertes, importe de Chine 16 000 tonnes par an d’algues, via la société Olmix qui en travaille au total 18 000 t2.

A quand le responsable politique qui, dans un éclair de génie, va plaider pour la culture d’algues vertes en Bretagne afin de fournir l’industrie ?

Notons qu’Olmix se targue de fabriquer des nutriments/compléments alimentaires… pour des animaux malades de leurs mauvaises conditions d’élevage.
En pays d’absurdie, Ubu n’aurait pas fait mieux.

Sur le volet préventif, il est à noter d’abord que le Préfet de région s’est déplacé dans un élevage laitier, évitant d’aborder le cœur du problème, les élevages hors-sol de porcs et de volailles.
Alors que les concentrations de ces nitrates qui alimentent les algues ne baissent plus depuis 2014, le 3ème Plan Algues Vertes (PLAV) promet de nous repasser les mêmes plats, en se contentant d’« affiner » les mesures, de les « optimiser » : bandes enherbées au bord des cours d’eau, restauration de zones humides, plantation de haies, mesure des reliquats azotés… avec une sophistication telle que lors de la réunion le 17 mars dernier du « Comité départemental de lutte contre les algues vertes », présidé par le Préfet des Côtes d’Armor, un des opérateurs s’est plaint de ne pas comprendre ce qu’on attendait de lui, dans cette étape supplémentaire de complexification.

Rappelons que les algues vertes sont arrivées au début des années 70, avec la montée en puissance du remembrement.
Quelques haies plantées ou zones humides restaurées ne sont qu’une
goutte d’eau dans l’immense dévastation causée par le remembrement3, impuissante à contenir les excès massifs d’azote.
Ironie de la situation, en parallèle les destructions de talus restants continuent, malgré l’interdiction posée en 2014 !

Comme cela a été souligné haut et fort le 17 mars dernier par les services de l’Etat pour rassurer la FDSEA, l’objectif du PLAV 3 n’est pas la réducti on de l’azote mais la réduction des risques de fuite d’azote !
Ainsi
n’est-il fixé aucun objectif de baisse des nitrates dans les rivières… puisqu’il n’y en aura pas.

En effet, la Bretagne est structurellement excédentaire en azote car pour nourrir un cheptel pléthorique, elle doit massivement importer de l’azote, sous forme de soja américain, de blé, orge, maïs et tournesol de Russie, d’Ukraine et d’ailleurs, en sus d’engrais azotés venant de Russie.

Tant que le choix ne sera pas fait, comme aux Pays-Bas, de diminuer le cheptel (-50 %), afin de revenir à un nombre d’animaux qui puissent être nourris sur le territoire, les excédents d’azote qui ont cours partout en
Bretagne iront nourrir les algues vertes là où la morphologie de la côte y est propice.

Le Préfet de région a écarté dès octobre 2021 la piste d’une baisse du cheptel et affirme vouloir « maintenir un élevage important et respectueux de l’environnement » ce qui est objectivement impossible.

Quant au doublement affiché des aides pour atteindre 10 millions d’euros par an, qu’en est-il ?
Il faut
rappeler que les deux précédents plan algues vertes se montaient à 110 millions € sur 10 ans4, soit environ 10 millions par an, déjà.

Placé devant cette contradiction, le Préfet des Côtes d’Armor a admis qu’il s’agissait de flécher plus de crédits vers l’agriculture, les montants consacrés aux deux précédents PLAV comprenaient aussi des crédits
dédiés à l’assainissement et à la méthanisation. Et en effet, seule une carotte financière substantielle peut pousser les exploitants agricoles à signer volontairement un Contrat d’Engagement Individuel sur 3 ans.

Le 3ème Plan Algues Vertes, comme les précédents, se garde de réformer l’agriculture industrielle dominante, et n’est donc qu’un leurre qui trompe de moins en moins de monde.

Halte Aux Marées Vertes – 16, rue Georges Palante La Granville 22120 HILLION
contact@halteauxmareesvertes.org https://www.halteauxmareesvertes.org/


1 – 12 820 tonnes collectées en 2021 en baie de Saint-Brieuc, dont 12 104 tonnes sont allées au centre de
compostage de Launay-Lantic (9 968 t compostées en 2019 et 1961 t en 2020), le reste à l’épandage agricole
ou vers la société Olmix.
2 – Information obtenue d’une source sûre mais dont nous ne divulguons pas le nom.
3 – En Bretagne, 220 000 km de talus arasés en 30 ans, de 1964 à 1994, et ça continue depuis.
Sur le territoire du SAGE de la baie de Saint Brieuc (76 communes, de Binic à Fréhel, 110 000 ha), 218 km
de talus et haies plantés en 10 ans, de 2010 à 2020.
4 – Source : Cour des Comptes, Rapport d’évaluation des plans algues

Réacteur EPR: Nouveau retard et coût qui flambe pour EDF en Angleterre

Hinkley Point :

1 an
et
3 milliards de £
en plus

Selon les prévisions les plus optimistes d’EDF !!!

L’aventure des « Pieds nickelés du nucléaire » continue !!!

Article à lire sur https://www.20minutes.fr/economie/3293715-20220520-reacteur-epr-nouveau-retard-cout-flambe-edf-angleterre

« C’est une technologie prometteuse qui se fait désirer. Le groupe d’énergie français EDF a annoncé jeudi que le chantier de construction de deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR) à Hinkley Point en Angleterre accuserait un nouveau retard d’un an et des coûts supplémentaires d’au moins 3 milliards de livres.

« Le démarrage de la production d’électricité de l’unité 1 est désormais prévu en juin 2027. Le risque de report de la livraison des deux unités est évalué à 15 mois, en supposant l’absence de nouvelle pandémie et d’effet additionnel de la guerre en Ukraine », a indiqué le groupe dans un communiqué.

Initialement, le démarrage était prévu pour fin 2025, et il avait déjà été repoussé, l’an dernier, à juin 2026. La centrale se situe dans le Somerset (sud-ouest de l’Angleterre).

40 % plus cher que prévu

EDF estime désormais le coût du projet « entre 25 et 26 milliards de livres sterling » de 2015, contre 18 milliards en 2016, lors du feu vert du gouvernement britannique et du début du chantier, soit un surcoût de 40 %.

Le retard est mis sur le compte des deux ans de pandémie : « les personnes, les ressources et la chaîne d’approvisionnement ont été mises à rude épreuve et leur efficacité a été limitée. De plus, le volume d’études et de travaux de génie civil, et le coût de ces travaux et en particulier des ouvrages maritimes, ont augmenté », explique le groupe.

Le prochain jalon sera la pose du dôme sur l’unité 1 de la centrale, au deuxième trimestre 2023, contre fin 2022 précédemment. Le projet, controversé à l’origine et contesté par les syndicats français pour son coût, avait déjà été réévalué entre 22 et 23 milliards de livres. Il n’a pas échappé pas aux déboires subis par d’autres EPR.

Macron veut relancer le nucléaire

L’EPR (European Pressurized Reactor) est un modèle de réacteur nucléaire plus puissant et conçu pour être plus sûr que les générations précédentes. Trois sont terminés, en Finlande et en Chine, et trois sont en construction, un en France et deux à Hinkley Point. Mais le réacteur finlandais (Olkiluoto-3) a démarré en mars avec 12 années de retard, et sur les deux EPR chinois mis en service en 2018 et 2019, l’un est à l’arrêt depuis juillet 2021 pour des problèmes techniques.

Quant au réacteur français, à Flamanville, les retards cumulés atteignent 11 ans pour un chargement du combustible désormais prévu au 2e trimestre 2023, et le coût est monté à 12,7 milliards d’euros selon l’estimation d’EDF au 12 janvier 2022. En 2006, ce réacteur très puissant de 1.650 MW était annoncé à 3,3 milliards d’euros.

EDF cumule les mauvaises nouvelles depuis le début de l’année. Le groupe a dû être recapitalisé en avril, et son bénéfice va plonger cette année en large partie car l’Etat français lui a demandé de vendre plus d’électricité à des prix bas – un dossier sur lequel le PDG s’oppose publiquement au gouvernement.

En France, la technologie EPR reste au coeur de la stratégie énergétique. Le président Emmanuel Macron a annoncé son intention de relancer un programme nucléaire avec six réacteurs de nouvelle génération EPR2, vantant notamment l’avantage climatique de l’électricité ainsi produite. Ce chantier au long cours n’aboutira pas durant le quinquennat. La première mise en service n’est pas attendue avant 2035 ou 2037. Mais l’enjeu financier est immédiat et considérable, avec un coût estimé à plus de 50 milliards d’euros pour six réacteurs. »

Conférence « la doxa du covid » – Laurent Mucchielli – Lorient l- 9 juin

 

Conférence de Laurent Mucchielli

La doxa du covid

Conférence avec Laurent Mucchielli

Jeudi 9 juin 2022 à 20h30

Lorient / auditorium du Cercle Saint Louis

Billetterie à la librairie ou sur Librairie Quand les livres s’ouvrent

Marche contre Bayer Monsanto à Lorient : 20 et 21 mai

C’est reparti pour 2 temps forts de contestation de l’agrobusiness à Lorient, et de présentation d’heureuses alternatives, avec la Marche contre BayerMonsanto le 21 mai, et aussi la projection du film « Secrets Toxiques » le 20 mai au soir.

Marche contre Bayer Monsanto :

7ème Marche contre Bayer Monsanto

Article du Peuple Breton : Conférence de presse du 28 avril

L’affiche et les flyers de la marche contre Bayer Monsanto

Projection du film « Secrets Toxiques »

20 h à la salle audio de la cité Allende à Lorient~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Fest-noz des faucheuses volontaires : 20 mai à Mahalon (29)

Salut à vous ami.e.s, Après deux ans d’abstinence, le traditionnel Fest-Noz des faucheurs est de retour !

Depuis saint cadou il a fait un petit à Mahalon.

Comme d’habitude ce sera l’occasion de guincher tant que tant pour la bonne cause.

Évaluation des pesticides : signez la pétition européenne de Secrets Toxiques en ligne

La pétition est enfin en ligne sur le site de l’Europe

Cette pétition est de première importance puisqu’elle permet de porter à la connaissance des parlementaires européens des faits de violation par l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA), par la Commission Européenne, par l’État français, et potentiellement par d’autres agences sanitaires d’Etats Membres de l’Union Européenne, du règlement européen 1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

 

Le règlement 1107/2009 est établi dans le but d’ « assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et animale et de l’environnement ».
Sa violation se caractérise par l’absence d’étude de toxicité à long terme des pesticides dans leur formulation complète avant leur mise sur le marché.

Pourquoi signer : Résumé en vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=lgj3IdjQb_g&t=8s

Pousser le Parlement européen à se saisir  de l’affaire des carences dans l’homologation des pesticides !!!

Tutoriel guide vers la signature

Parce que la signature de la pétition, bien qu’elle ne prenne que quelques minutes, n’est pas très intuitive, l’équipe de Secrets Toxiques a créé un tutoriel pour guider les personnes pas à pas à enregistrer leur soutien.

Retrouver le tutoriel via ce lien : https://secretstoxiques.fr/petition-euro/ 
Ainsi que le lien vers la pétition au bas du tutoriel

Liens pour relayer la pétition

  • Twitter 
Un exemple de Tweet :
STOP aux violations de la règlementation européenne sur l’évaluation des pesticides! Signez la pétition ouverte au Parlement Européen pour que les députés européens se saisissent de ce manquement.

secretstoxiques.fr/petition-euro/ # Secretstoxiques

  • Facebook
Le post facebook de Secrets toxiques que vous pouvez relayer : https://fb.watch/cyeLi1it5U/
  • Instagram
Le post Instagram que vous pouvez relayer
  • Par ailleurs, pour que la pétition ne soit pas clôturée, il faut montrer que le sujet mobilise et qu’il est d’actualité.
    Si vous avez des actualités, études scientifiques, articles ou autre qui peuvent nourrir la pétition, faites-nous en part pour que nous relayons ces infos à la commission PETI du Parlement Européen
    .

PIG  BZH est membre de la  coalition Secrets Toxiques

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Armes nucléaires : sortir des récits officiels

Armes nucléaires : sortir des récits officiels

Par Fabien Escalona

Article paru sur Médiapart le 22 avril 2022 : https://www.mediapart.fr/journal/international/220422/armes-nucleaires-sortir-des-recits-officiels

 »
Entretien avec Benoît Pélopidas, qui détaille les vulnérabilités auxquelles nous expose la dissuasion nucléaire.
Ce chercheur indépendant souhaite que le débat se déverrouille sur les politiques de défense et les armes les plus adaptées aux menaces identifiées (ou imaginables à plus long terme).

Mercredi 20 avril, les autorités russes ont procédé au premier tir réussi du missile balistique intercontinental Sarmat dont la portée maximale se situe entre 10 000 et 18 000 km. Vanté par Vladimir Poutine comme « une arme unique » capable d’emporter jusqu’à 15 têtes nucléaires, le RS-28 Sarmat ne révolutionne pas les équilibres stratégiques, même s’il sera certainement le meilleur, mais à la marge, des missiles intercontinentaux.

Ce test, et la rhétorique qui l’accompagne, s’inscrivent néanmoins dans une phase de tensions entre la Russie et le bloc occidental, due à la guerre en Ukraine. Très tôt dans le conflit, confronté à des sanctions internationales inédites contre son régime, Vladimir Poutine a agité le spectre d’une escalade nucléaire entre grandes puissances.

Pour la première fois depuis longtemps, si l’on met de côté les agitations nord-coréennes, la question de la vulnérabilité de nos sociétés aux arsenaux nucléaires s’est réinvitée avec force, jusque dans nos conversations quotidiennes. D’où l’intérêt de l’approche de Benoît Pélopidas, qui insiste sur la « vulnérabilité » à laquelle nous expose la possession d’armes nucléaires.

Invité de notre émission « Un monde à vif », le chercheur insiste sur la nécessité d’un savoir indépendant à propos du nucléaire militaire. « Quel système d’armes pour quelle politique de défense ? » est le débat qu’il cherche à susciter, notamment sur la base de Repenser les choix nucléaires, publié en début d’année aux Presses de Sciences Po.

« Comme on parle de politiques qui nous engagent pour 70 ans, prévient-il, il ne faut pas se cantonner à un imaginaire de l’avenir qu’on suppose unique, avec un adversaire dissuadable par les armes nucléaires dont nous disposons. »

 »

https://www.mediapart.fr/studio/podcasts/entretien/armes-nucleaires-sortir-des-recits-officiels

Le discours officiel sur le nucléaire

Bienvenue dans le Truman show !!!

Libre Flot : 37 jours de grève de la fin pour faire reconnaître ses droits !!!

Liberté conditionnelle pour Libre Flot

Après 37 jours de grève de la faim, Libre Flot a enfin obtenu une liberté conditionnelle.

Une affaire qui pose une question majeure

peut-on laisser un homme mourir de faim pour obtenir la reconnaissance de ses droits ?

Histoire de la lutte sur https://radioparleur.net/2022/04/13/libre-flot-greve-faim/

Et ici : https://veilleeveil.log.bzh/2022/03/21/notre-camarade-libre-flot-est-toujours-en-greve-de-la-faim-depuis-le-27-fevrier/

Soirée de soutien aux inculpé.e.s du 8/12 et à Libre Flot : 29 avril à Scrignac

soiree soutien aux inculpés du /12

CAPSEB tribune : de la méthanisation

Tribune publiée le 8 avril 2022 par la CAPSEB

Méthanisation : porte ouverte à l’agro-industrie

Avril 2022

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la FNSEA et les lobbies de l’agro-industrie et de l’industrie gazière s’engouffrent dans la brèche.
Tout en criant la famine, pour essayer de sauver leur système en faillite, ils poursuivent leur course folle en avant : toujours plus de productivisme et
développement effréné de la méthanisation.

Au sein de ce trio mortifère, le groupe Total Energies prend toute sa place et entend bien avec l’appui discret du gouvernement français, se maintenir en Russie, où il est investi, entre autres, dans le projet pharaonique Yamal LNG dans le cercle arctique.

Dans le même temps, la multinationale exploite, à coup d’expulsions, d’arrestations et de saccages, un gisement en Ouganda doublé d’un
gazoduc de 1443 km.

Cette multinationale vient de signer un partenariat avec la FNSEA pour la production de « bio »gaz en France, après avoir racheté en janvier dernier l’entreprise Fonroche Biogaz qui représente 10 % du marché français.

Le gouvernement, quant à lui, se précipite pour augmenter la subvention de raccordement au réseau pour les nouveaux méthaniseurs.
En un an, la production de biométhane a augmenté de 56 %, en dépit des oppositions (259 associations répertoriées).

Il y a déjà 365 usines chimiques de méthanisation en France et 940
projets : 940 installations industrielles, une tous les 10 km !

Pourtant la liste des méfaits de la méthanisation est tellement longue qu’il est difficile d’en faire l’inventaire :
  • accaparement des terres,
  • mise en cause de la souveraineté alimentaire (au moins l’équivalent de 3 départements, consacré aux cultures énergétiques : maïs, blé, CIVE…),
  • pollution de l’air, (méthane 25 fois plus polluant que le CO 2, ammoniac, protoxyde d’azote) de l’eau (l’accident de Châteaulin est loin d’être le seul),
  • appauvrissement des sols privés de matière organique,
  • atteinte à la biodiversité (vers de terre, abeilles),
  • développement de bactéries pathogènes,
  • augmentation des algues vertes,
  • développement du trafic routier,
  • artificialisation des terres,
  • odeurs nauséabondes…

Les subventions publiques, environ 30% de l’investissement, les garanties d’État auprès de la BPI et le prix de rachat de l’énergie garanti pendant 20 ans incitent les agriculteurs.trices à faire le choix de la méthanisation, entrant ainsi dans un engrenage qui les éloigne de leur vocation.
Les bêtes ne valent plus que par leurs déjections, le cours des céréales se règle sur l’appétit de machines voraces.

Il faut stopper cette dérive désastreuse

Nous demandons un moratoire sur la méthanisation et l’interdiction immédiate des cultures énergétiques alimentaires qui lui sont dédiées.

Cela permettra de libérer une grande part de la surface agricole française pour la production alimentaire.

Pour résoudre la crise de l’énergie, nous demandons :
  •  l’arrêt progressif de l’utilisation des engrais azotés fabriqués à partir du gaz naturel importé,
  • le passage rapide à une agriculture paysanne beaucoup moins gourmande en énergies fossiles et produisant une alimentation saine.

CAPSEB (Convergence Pour une Agriculture Paysanne Sociale et Écologique en Bretagne)

adresse : capseb.convergence@gmail.com
Pour la CAPSEB :
Pierre Etienne : 06 81 08 51 87, Jean Rohel : 06 79 37 05 70, René Louail : 06 72 84 87 92

Télécharger la tribune capseb méthanisation

Le prix de nos vies fixé par L’État

Le prix de nos vies fixé par l’Etat

L’État adopte un barème d’indemnisation pour les enfants et proches victimes d’une exposition prénatale aux pesticides, reconnaissant de  ce fait la toxicité et la nocivité de ces substances.

25000 € pour la perte d’un enfant… c ‘est le prix fixé par L’État
Arrêté du 7 janvier 2022
Arrêté du 7 janvier 2022 fixant les règles de réparation forfaitaire des enfants exposés aux pesticides durant la période prénatale du fait de l'activité professionnelle de l'un de leurs parents mentionnés au c du 2° de l'article L. 491-1 du code de la sécurité sociale
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« L’État semble malheureusement plus enclin à plafonner l’indemnisation des victimes qu’à faire respecter les méthodes d’évaluation de toxicité des pesticides fixées par l’Europe telles qu’interprétées par l’arrêt de la Cour Européenne de justice du 1er octobre 2019.« 

Article à retrouver sur le site du cabinet Tumerelle – cabinet qui défend toustes les pisseuses et pisseurs involontaires de glyphosate qui ont porté plainte : https://www.avocats-tumerelle.fr/2022/03/24/victimes-des-pesticides-le-prix-dune-vie/

Et sur le site des Faucheurs et Faucheuses Volontaires : https://faucheurs-volontaires.fr/pesticides-le-prix-dune-vie.htm

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Nos vies sont évaluées monétairement, nous le savons bien mais

nous ne pouvons nous résigner devant un tel cynisme !!!
Nous demandons une réelle évaluation des pesticides :

https://www.secretstoxiques.fr

Découvrez le film « Secrets Toxiques » en avant première